Le monde parent est alors, ou virtualisé, ou autre chose. Alors en supposant que la boucle est finie, on retombe sur la question du fonctionnement de cet univers parent.
Après, je reviens sur notre virtualisation et répète une fois de plus mon truc : on suppose que nous sommes simulés, que nous sommes conscient (conscience "humaine", avec perception du temps), et que cet univers résulte de l'application de lois mathématiques précises.
L'endroit où est stocké l'univers dans le parent ne vaut rien à nos yeux ; ce pourrait être n'importe quelle autre assemblage de données de l'univers parent : des octets dans une RAM ne nous rendent pas plus conscient que les trous d'une baguette de pain. Par ailleurs, la notion de temps simulé est aussi étrange, puisque lorsque le temps s'écoule rien ne nous dit que notre univers va piocher au bons endroits du monde parent qui contiennent les informations qui conviennent. En fait, la seule solution simple à ce dilemme est le fait que dans une telle situation, tout est univers. On peut d'ailleurs rajouter qu'une matrice à n dimensions, n-1, une bête liste de booléens, ou n'importe quoi, a autant de sens dans un tel univers parent, et ainsi, il ne s'agit même plus de savoir ou piocher nos données, elles sont. Notre univers n'a même plus besoin d'être simulé, il est lui aussi.
Nous avons ainsi une infinité d'univers possibles dans lesquels nous pourrions être conscient, sans que ceux-ci ne soient soumis à une quelconque loi. Cependant, de telles lois doivent exister pour pouvoir générer notre propre conscience et notre organisme, on peut donc supposer que nous ne nous trouvons que dans un univers favorable à notre survie par le passé, ou au moins dans le présent puisque notre conscience est caractérisée par un stockage du passé et qu'ainsi il suffit juste d'avoir les bonnes données en conscience, offrant une certaine cohérence entre les différentes données pour permettre l'existence de l'être humain.
Mais un univers chaotique permettant notre survie est tout à fait possible, on peut prendre un univers dans lequel énormément de choses incohérentes se passent, tout en y étant présent, et tant que la conscience peut survivre, elle peut en être témoin. Il faut cependant avoir reçu une certaine éducation pour être conscient (apprentissage du langage...), on peut donc supposer que l'univers a eu besoin d'une cohérence par le passé pour enseigner à la conscience certaines idées, ou du moins qu'à cet instant il y a une conscience avec en mémoire les principes nécessaires à la perception, mais à un instant donné et à une conscience donné, il reste toujours un certain nombre d'univers incohérents par rapport aux univers cohérents lors d'un décalage d'un pas dans la colonne représentant ce qui est à nos yeux le temps.
Dans une telle situation, on aura à chaque pas de temps élémentaire une probabilité très forte de se retrouver dans un endroit chaotique, ce qui n'est pas le cas. Il y a donc un problème.
On pourrait supposer qu'il faut que la conscience ne soit plus seulement cohérente par rapport à son espace, mais aussi par rapport à sa dimension "temps", ce qui signifierai que notre esprit ne trouve plus sa place parmi un espace qui lui est cohérent, mais parmi tout un univers, temps compris, qui lui convient, ce qui suppose une certaine prédiction du futur qui nous paraît assez étrange.
L'autre solution est que notre conscience soit externe à notre univers, c'est à dire, dans le cas d'un univers simulé, que notre conscience soit dans le monde parent et que toutes les sensations générées par la simulations soient redirigées techniquement dans notre conscience dans ce monde parent. On retombe dans le cas de Matrix (référence pas très subtile mais qui illustre bien ce cas) où la simulation ne fait pas naître la conscience : la conscience est externe et la simulation ne fait que distribuer les sensations.
Enfin, si comme tu dis des concepts inconnus expliquent le fait que notre conscience se tienne dans un univers parent qui nous simule, autant avoir des concepts inconnus qui expliquent tout simplement notre univers ; pourquoi se cantonneraient-ils à une simulation ?