J'ai pesé le pour et le contre des DLL.
Ce n'est pas le concept lui-même qui me gêne, mais la façon que ces librairies sont gérées sous Windows.
J'avoue que mon jugement est altéré par le fait que j'utilise toujours un Windows 9x -- je délaisse enfin Windows 3.1. Et pourtant, on m'a donnée une version « professionnelle » de Windows XP -- les autres versions sont-elles amatrices ? -- qui ne nécessite pas l'usage du bigot pour justifier sa réinstallation sur une machine qu'on fait évoluer (passage à 64 Mo, ajout d'un disque dur de 5 Go et d'une carte son possédant un synthétiseur 128 voix).
En revanche, je connais bien les désagréments engendrés par les désinstallations, certes plus faciles sous 9x que 3.x mais laissant parfois des fichiers inutiles et surtout de nombreuses traces dans la base des registres.
Ma première impression donnée par Windows est une interface graphique plus agréable que l'invite de commande du DOS et qui donne une allure de Macintosh au PC. Avec le temps, le DOS m'est apparu plus facile à contrôler et j'en viens même à délaisser l'usage de la souris. Je comprends ainsi les utilisateurs de Linux -- mais pas ses packages de X Go -- qui accordent une grande importance à la console sans négliger le choix d'une interface graphique. D'ailleurs, l'interface graphique n'est pas le problème, c'est le prix à payer. Sinon, pourquoi ce site s'appelle Win3x.org si les gens ne préfèrent pas garder les logiciels qui les satisfont et avoir le sentiment -- relatif -- de pouvoir maîtriser leur outil informatique.
P.S. : entre deux erreurs 500 de Free.
Le gain de mémoire et d'espace des DLL sont largement contrebalancés par un adage de programmeur toujours valable : il est plus facile de créer du code long que du code optimisé.
La gain d'argent et le risque supplémentaire d'erreurs n'y sont pas pour rien. Cependant, les logiciels obèses sont-ils toujours fiables et peu chers ? Que OpenOffice soit gratuit et assez fiable est une consolation à sa lourdeur -- il faut vraiment que j'ajoute des barrettes. Que les suites bureautiques commerciales demandent tant de ressources pour accomplir le même travail qu'il y a près de vingt ans, à une époque où les trente méga-octets requis par les versions d'alors occupaient un quart du disque dur, peut sembler justifié par le progrès matériel. Sans parler du lot des nouvelles fonctionnalités -- ancien synonyme de succession de bugs.
Ah ! économie du marché, quand tu nous tiens... (Il se fait tard.)
