A l'époque, les cartes 3D accéléraient surtout le rendu, mais pas les autres calculs. Ça a changé quand Nvidia a sorti la Geforce 256 avec le "Texture and Lighting" qui permettait même à des CPUs plutôt lents d'avoir un framerate correct (ça devenait par contre un problème avec de gros CPUs)
Il ne faut pas de "super processeur" à côté, mais seulement un processeur décent de l'époque. En 1996, les 486 n'étaient quasiment plus en vente, et le DX33 était déjà bien dépassé. La configuration demandée n'était donc pas surpuissante !
De plus, regarde comment tournent les jeux en vraie 3D sur les pentiums puis regarde à l'aide d'une carte 3D et tu comprendra pourquoi il fallait quand même une carte 3D.
Par exemple, j'ai parlé de quake tout à l'heure en disant qu'il était optimisé pour les pentiums ... cela n'empêche que le framerate est pas terrible, surtout pour les standards actuels. Une fois une carte 3D installée, cela permet non seulement d'avoir un framerate bien meilleur, mais aussi de profiter d'une profondeur de couleurs meilleures, d'effets 3D supplémentaires (comme les mipmap, le lissage des textures, etc) et aussi surtout d'avoir une résolution bien supérieure ! Voici donc quake sur un pentium 100 en 640*400 :
http://www.youtube.com/watch?v=izakgFwfv5Y Pas terrible quand même ... avec une carte 3D, le jeu serait parfaitement fluide, aurait des couleurs 16 bits et si la carte a assez de mémoire vidéo, on pourrait même atteindre une résolution supérieure.
La carte 3D ne remplace pas le CPU sur bien des taches, et c'est pourquoi il faut quand même avoir un bon CPU. Même si c'est moins flagrant, c'est toujours vrai aujourd'hui : je ne pense pas que mettre une GTX1080 sur un pentium 4 permette de jouer à DOOM 4 ou à Overwatch pour ne citer qu'eux
