Le gros problème des CD modernes est leur volume sonore. Sur ce support, les données sont quantifiées sur 16 bits. Les valeurs les plus faibles correspondent aux silences et les valeurs élevées sont réservées aux passages bruyants. Pour qu'un CD « sonne mieux », l'industrie du disque est tentée de relever le niveau moyen. Or cela revient à compresser la dynamique du son et la musique perd de sa richesse — sans perdre son coût.
Le moyen de s'en rendre compte est d'écouter dans un premier temps un disque de musique classique. En effet, ce genre musical — tout comme le jazz — n'est guère touché par cette fâcheuse tendance, à part à la radio où les passages les plus calmes doivent rester audibles dans des conditions d'écoute non optimales (voiture, cuisine). Ensuite, de mettre un disque d'un autre genre.
Sur mon lecteur de CD, le potard de la prise casque dépasse facilement la moitié pour la musique classique tout en restant légèrement en-dessous pour certains enregistrements de chanteurs habitués aux opéras. En revanche, il n'atteint que le tiers pour les autres disques, voire le quart pour ceux comportant des fichiers MP3 procurés sur Internet. Pire qu'une fatigue auditive, on a intérêt à baisser le volume pour épargner ses tympans.
Faites le test chez vous et rapportez le nom des rares CD qui sonnent comme ceux de musique classique. À l'exemple de ce disque comportant des enregistrements des années 50 peu ou prou rematricés malheureusement :
Album : Uma casa portuguesa
Artiste : Amália Rodrigues
Éditeur : The Intense Music
Parution : 02/2006

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