Tout à fait Vorro, j’étais très fier à l’époque d’être en «Numéris» ! D’où mon pseudo …
Vorro a écrit : AH... voilà l'explication de ton pseudo !![]()
Mais c'est vrai qu'être en 512K à notre époque est vraiment honteux! Je ne suis pus en 512K depuis 2005.
Aujourd’hui un débit de 512k est insuffisant pour un usage «normal» d’Internet.
Outre tout ce qui est flux vidéo : «YouTube», «Netflix», télévision, etc. … qui sont tout bonnement inutilisables et les téléchargements de mises-à-jours, DLC, etc. qui sont d’une lenteur affligeante (40 heures pour un DLC, ou carrément 5 jours pour un jeu), le partage de connexion entre plusieurs appareils est à proscrire car cela rends la connexion totalement inutilisable ! Sans compter, les nouveaux usages tels que le «Cloud» qui sont impensable vu le peu de réactivité et de la lenteur de ma connexion.
Il ne faut pas oublier non plus que les foyers modernes disposent de plus en plus d’équipements se connectant à Internet. Des équipements parfois connectés simultanément qui plus est : ordinateurs, tablettes, portables, télévisions, consoles, décodeurs, etc. …
Un simple PC sous «Windows 10» par exemple, fait un usage de plus en plus important d’Internet, simplement pour vérifier l’activation de «Windows» et de la suite «Office». Même mon décodeur satellite, se connecte régulièrement à Internet pour vérifier les droits d’accès aux chaînes ! Des petites connexions ponctuelles et insignifiantes pour des abonnées ordinaires, mais qui se ressentent immédiatement sur du 512k, croyez-moi !
Heureusement, AlexRaymanPolaroid, je ne suis pas maudit à ce point : la «4G» parvient jusqu’à moi …
AlexRaymanPolaroid a écrit : Mon pauvre, j'imagine qu'en plus de tes problèmes d'internet, dans ton jardin tu n'as pas de 4, 3, ni même 2G; mais du Radiocom2000 avec voix en analogique, et bien sûr sans internet, ni même SMS![]()
Celle d’«Orange» est très rapide, aussi véloce qu’à Paris, par contre celle de «SFR» n’est pas aussi rapide qu’à Paris, elle est équivalente à une bonne «3G+» en terme de débit. Quoi qu’il arrive l’Internet mobile n’a aucun mal à battre ma connexion ADSL en termes de débits. Malheureusement, la «4G» ne peut être qu’une connexion d’appoint car mes forfaits sont malheureusement limités en volume de données, le «ping» est absolument catastrophique rendant le jeu impossible sur «Call of Duty» et la stabilité de la connexion sur le long terme n’est pas parfaite (téléchargements saccadés, latence très importantes (plusieurs secondes) dans l’affichage des pages, etc.).
Je suis chez «Orange» et à vrai dire, je n’ai pas vraiment le choix car ce serait pire chez un autre opérateur, puisque ces derniers sollicitent «Orange» qui est en charge de la boucle locale dans mon quartier.
AlexRaymanPolaroid a écrit : Plus sérieusement, tu es chez quel FAI et/ou opérateur?
Je suis d’ailleurs en panne depuis le mois de mai …
Les techniciens sous-traitants et ceux d’«Orange» sont intervenus plus de vingt fois et cela ne fonctionne toujours pas ! J’ai l’impression qu’ils ne savent pas d’où cela vient !
Si ma connexion se limitait à 512k, elle avait toujours été stable et offrait un excellent «ping», souvent meilleur que nombreux de mes amis qui pourtant avaient des débits très élevés. Mais bon, depuis le mois de mai, je n’ai plus rien … je suis patient car avec «Orange», il faut l’être !
Bien sûr, je n’ai jamais cessé de me plaindre de ma connexion. Malheureusement, les réponses qui m’ont été apportées n’ont fait qu’accroître ma nostalgie du 56k et de «Numéris».
AlexRaymanPolaroid a écrit : Tu devrais te plaindre auprès de lui et pas qu'un peu, en arguant que en plus de ce que tu payes pour un accès internet au débit totalement anachronique en 2016, tu dois payer un abonnement satellite coûteux auprès d'un autre prestataire pour avoir la télévision. Ce qui en 2016 est normalement fourni à un prix raisonnable par tous les FAI digne de ce nom.
En effet, à cette époque bénie, où France Telecom était encore une entreprise publique, la réglementation était claire : «le même service, au même prix, sur l’ensemble du territoire». Or, lors de l’ouverture à la concurrence, les règles ont changées, le «service universel du téléphone» a détaillé les obligations des opérateurs, qui se résument à fournir un service de téléphonie et un accès Internet bas-débit à tous.
Ces évolutions induites par l’ouverture à la concurrence partaient d’un bon sentiment : éviter que les jeunes opérateurs soient attaqués juridiquement parce qu’ils ne pouvaient pas offrir le même service au même prix sur l’ensemble du territoire, ce qui est logique lorsqu’un opérateur construit et développe son réseaux (aujourd’hui encore tous les centraux ne sont pas dégroupé). De même, l’ADSL proposant des débits variables selon la longueur de la ligne, l’ancienne règle était aussi inapplicable.
ARCEP a écrit : Par ailleurs, la fourniture de services d’accès à internet à haut débit est exclue du champ du service universel. Seul l’accès à un réseau permettant, entre autres, de prendre en charge «les communications de données à des débits suffisants pour permettre un accès fonctionnel à l’internet» est inclus dans le périmètre de la composante téléphonie fixe du service universel.
Le problème de fond, c’est l’absence de volonté politique pour déployer le très-haut-débit.
Nos dirigeants ne semblent pas comprendre que les opérateurs ne sont pas des interlocuteurs intelligents avec qui l’on peut discuter, mais des sortes de mollusques primitifs qui ne réagissent que par réflexe ou instinct basique.
Que fait-on actuellement ?
Et bien, les opérateurs se plaignent que les zones rurales ou peu denses ne sont pas rentables et qu’ils ne pourront malheureusement pas y apporter le très-haut-débit. En même temps, ils surfent sur l’engouement pour la fibre et l’intérêt du publique pour cette dernière. L’Etat se laisse alors convaincre qu’il doit financer par des initiatives publiques le déploiement de la fibre. Les opérateurs encaissent l’argent publique destiné à couvrir les zones rurales ou peu denses pour installer la fibre dans les grandes agglomérations et les zones denses les plus rentables.
L’ARCEP, l’autorité de régulation est totalement sous-dimensionné par tenir tête aux opérateurs, elle n’a d’ailleurs aucun pouvoir, seulement celui de conseiller l’Etat, quand elle n’est pas sous l’influence des opérateurs. C’est une institution fantoche qui dilapide l’argent publique qui lui est attribué …
Voilà comment l’argent publique finance le déploiement de la fibre en France, seulement dans les zones rentables, là où les opérateurs auraient dû la financer eux-mêmes à l’origine.
Si nous avions une réelle volonté de déployer la fibre de manière plus harmonieuse, il suffirait d’imposer des règles simples. Par exemple : Imposer que le prix des abonnements soit proportionnel au débit fourni. Cela parait simpliste, mais aujourd’hui, l’écart entre le ReADSL (512k) et la fibre (1 Gb/s) est de 2.048 fois ! C’est plus qu’ÉNORME, pour pousser l'exemple plsu loin: avoir mon abonnement 2.048 fois moins cher qu’un abonnement fibre ou un abonnement fibre 2.048 fois plus cher que mon 512k changerait immédiatement le marché … les montées en débit deviendraient indispensables pour rentabiliser les lignes les plus lentes qui ne rapporteraient plus rien aux opérateurs, ou bien dans le cas inverse les fournisseurs de contenus seraient obligés de réduire la taille de leurs contenus puisque personne ne pourraient s’abonner aux débits les plus chers … quoi qu’il arrive ce serait bénéfique !
On pourrait également penser à une taxe sur les abonnements fibres des zones denses, taxe qui servirait à financer le déploiement dans les zones n’intéressant pas les opérateurs, et dont les opérateurs qui fibreraient les zones peu denses seraient bien sûr exonéré. Ceci serait fortement incitatif …
Cordialement,
EDIT : ajout d’un extrait de la réglementation -source ARCEP.

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