Il faut être franc : changer nos habitudes est impensable.
Il y a plus de dix ans, je vivais en collectivité. Je m'occupais des poubelles alors que moi-même je ne l'a remplissais guère. J'avais les légumes du jardin, peu de produits de toilette et de ménage à recycler, la charcuterie et la viande étaient emballées dans du papier, et le reste était du verre même pas consigné ! Tous mes trajets étaient à pied : même pour les courses du casse-croûte collectif d'usine, à l'instar de mon vieux voisin.
Quand je me suis retrouvé avec un boulot plus éloigné, nous tournions à plusieurs automobilistes du même poste. Lorsque j'ai trouvé plus proche, j'ai ressorti le vélo qu'il fasse nuit, froid ou pluvieux.
Maintenant, j'ai repris seul la voiture pour suivre les chantiers d'intérim. Mais je continue, par exemple, à prendre la charcuterie et les fromages locaux.
Les gens sont fainéants ou pressés (colis express, douple emploi, enfants, corvées, horaires de transport inadaptés et autres excuses). Quant à l'économie, il semble qu'elle requiert une croissance éternelle. La mal est fait : on peut continuer à en parler tout en restant passif. La Terre surmontra mais l'Homme en pâtira.
Et pourtant, à l'époque j'étais certain que l'activité solaire avait plus d'influence que nous sur le climat, et que l'Homme se raisonnerait.